18 décembre 2007
Biscotti vanille et...Pistaches!
Bah oui!Y'en a encore!
Jusqu'à hier, je n'étais pas trop sûre de l'endroit où j'allais passer les fêtes, ni des personnes avec qui je serais... J'avais prévu de préparer plein de biscotti, pains d'épices et autres trucs à manger pour emmener avec moi. J'avais commencé ce week end, avec ces petits biscotti.
La recette de base, trouvée sur Marmiton l'an dernier, est toujours la même, je n'ai jamais eu de problèmes avec. La pâte colle au début (je la fais à la main) puis s'assouplit au fur et à mesure. Le résultat ne m'a jamais déçue, texture croquante et bien dure sous la dent. Belle couleur jaune pâle, et sans colorants. De vrais et beaux biscotti... Parfaits pour un goûter de Noël.
Pour plus de 60 biscotti:
- 225 gr de farine
- 200 gr de sucre
- 1 c.c de levure
- 2 oeufs
- 2 c.c de vanille liquide (une gousse mixée avec le sucre serait bien aussi mais je voulais sentir les pistaches et pas que la vanille)
- 3 poignées de pistaches
Mélanger farine, sucre et levure. Y creuser un puits, ajouter les oeufs, la vanille liquide et mélanger. A la main pour moi, en ajoutant de la farine au fur et à mesure, et avec les mains toutes pleines de pâte au début, puis de moins en moins. Ne pas hésiter à se fariner un peu les mains en cours de route! Une fois qu'on a une belle boule de pâte, souple et plus du tout collante, incorporer les pistaches. Façonner 4/ 5 petits boudins. Les cuire une vingtaine de minutes à 180°C. Les sortir, laisser un peu refroidir (ou appeler le Chéri, aux mains qui supportent le très chaud, à la rescousse ). Les trancher légèrement en biais et plutôt fin (50mm) si, comme moi, vous voulez en obtenir beaucoup et des fins. Remettre sur la plaque, laisser une dizaine de minutes pour finir la cuisson. Les bords doivent être bien dorés et les biscotti secs.
Super bons. Les pistaches ont le goût des bakhlawas que je préfère, en forme de petits nids et plein de pistaches entières. En fait, j'associe ce goût à celui des bakhlawas alors qu'il s'agit du goût véritable des pistaches... Ces biscotti sont une merveille. Avec un thé, ou un café, ils se se laissent croquer bien facilement.
Je les ai préparé en pensant à mes cousins, que je pensais voir très bientôt. Notre rendez-vous est (encore) reporté, mes biscotti voyageront vers l'Italie sans moi. Je vais quand même faire tout ce que j'avais prévu! Je vais pas me laisser aller pour si peu!
30 novembre 2007
Comment liquider 1 kg de pistaches-#2!!!
Et c'est reparti pour un tour!
J'ai toujours beaucoup de pistaches à écouler. La quantité diminue très doucement, un petit grignotage par ci, Miss Prout en demande par là, une petite poignée grillée et jetée dans un riz aux épices...Mais pourquoi tant de hâte à écouler ces pistaches??? Tout simplement pour profiter de leur farîcheur et de leur goût. Dans 2 ou 3 mois, elles n'en auront déjà plus.
Cette semaine, j'ai voulu tester les très très fameux "Vanille Kipferl" de Christophe Felder (tiens, encore un Christophe! Je suis poursuivie), que je n'ai nul besoin de présenter puisque toute la blogosphère culinaire (ou presque) les a déjà réalisés. Une recette de saison, pour une fois, puisqu'il s'agit de petits gâteaux "de Noël". Allons-y, mais pistachons-les! Vanillés, pistachés mes Kipferl.
Pour une bonne trentaine de petits gâteaux:
- 35gr de sucre semoule mixé finement avec 1 gousse de vanille et tamisé
- 120gr de beurre mou
- 140gr de farine
- 60gr d'amandes en poudre remplacé par 100gr de pistaches moulues grossièremment
- 1/2 cuiller à café de vanille liquide
- Du sucre glace pour les passer dedans après cuisson
Hyper facile. Ma gousse de vanille vient de Tahiti, j'en ai presque une dizaine que j'ai tellement peur de gâcher que du coup, je m'en sers pas! Complètement débile comme raisonnement... Très parfumée, autant dire que ça embaumait après mixage avec le sucre! J'ai gardé les "chutes" après avoir tamisé et j'ai préparé un lait vanillé pour Miss Prout. Fin de la parenthèse vanillée. Reprenons notre sérieux. Mélangeons gaiement, à la main (Petit Papa Noël, je veux un robot Kitchenaid ROUGE, j'ai été trèèès sage, si!Si! Je n'ai pas eu de vilaines pensées, et je veux la machine à café italienne assortie dont-je-me-rappelle-plus-le-nom-mais-qui-prend-toutes-les-dosettes-et-moutures-et-fait-la-mousse-de-lait-pour-le-cappuccino-et-qui-coûte-600-euros et qui sera très belle dans ma cuisine, juste à côté du Kitchenaid.) beurre mou et sucre vanillé. Incorporer farine, vanille liquide et pistaches, ça colle, mais on obtient quand même une belle boule de pâte bien homogène. Diviser en 3, rouler en boudins et hop! On tranche d'un coup sec des petits "Vanille Pistache Kipferl". Au four, une quinzaine de minutes, à 180°C. Attention, extrêmement friables à la sortie du four, ça durcit un peu en refroidissant. Les rouler, tièdes, dans du sucre glace. Miss Prout m'a aidé, d'où l'irrégularité certaine du roulage dans le sucre glace!
Texture très fondante, ça fond dans la bouche, goût très vanillé pistaché, qui se renforce 2 jours après. Gâteaux hyper caloriques, avec un ratio de 120gr de beurre pour 200gr de "poudre" (farine +pistaches!)
La 2ème recette allie le parfum de la cardamome, à la douceur du chocolat au lait et au croquant de la pistache. Une recette de truffes, testée en vue de " ... " tirée du livre "Show Chocolat" (encore!) d'Estérelle (encore!). L'idée est de faire infuser la cardamome dans un mélange crème/beurre, puis de faire des truffes en versant sur le chocolat au lait. Ensuite, plus qu'à rouler les truffes dans des pistaches en poudre. Seulement voilà. J'ai voulu diviser les quantités par 2, j'étais à moitié endormie, et je crois que je n'ai QUE diviser la crème et le chocolat par 2, et que donc, trop de beurre= superbe ganache, mais sûrement pas texture de truffe qu'on peut rouler.
Mes truffes se sont transformées en mini-verrines de ganache chocolat au lait/cardamome.
Un pur régal, la cardamome est discrète mais bien présente, un beau mariage. Assez sucré (pour moi) quand même, malgré le non ajout de sucre. Une bouchée en "truffe" serait plus sympa à manger,2/3 cuillerées de la verrine m'ont suffi. A tester, la même chose, en truffes réussies avec du thé Earl Grey et du chocolat noir. Un mariage à tomber par terre, je le sais, j'ai déjà goûté des chocolats parfumés au thé Earl Grey, j'en ferais une overdose.
Et hop! Encore quelques pistaches d'écoulées!!
13 novembre 2007
Cake qui plaît même à mon félin tout noir!
Accessoirement, il est aux bananes et aux noix, ce cake!
Ce dimanche, je l'ai passé la tête dans la cuisine. Et vu l'état lamentable de 2 bananes rescapées (rescapées de quoi d'ailleurs??), j'ai décidé de les recycler illico presto dans un cake. J'avais bien sûr pensé à un banoffee pie, histoire de prendre ma revanche sur l'écroulé précédent, (j'ai même le lait concentré qui attend gentiment, essentiel au dulche de leche) mais vu que je fais que manger en ce moment, et que je n'ai pas envie de transformer ma taille de guêpe en taille de bourdon, je me suis abstenue... La prochaine fois... C'est donc finalement dans un banal cake que ces bananes ont fini... Recette de Pascale, légèrement modifiée en cours de route. Dure loi de ma cuisine...
Pour un gros cake, bien gonflé, bien craqué:
- 200g de farine (150 blanche et 50 complète, je me cléassise, que voulez-vous!)
- 1 sachet de levure
- 2 bananes écrasées
- 2 oeufs
- de l'huile neutre, quantité au pif (oui, je sais, c'est pas précis)
- un peu de lait, quantité au pif (c'était pour ne pas mettre que de l'huile!)
- 100 gr de sucre (50g de sucre brun, 50g de rappadura)
- 1 bonne c.c d'épices à spéculoos
- Une poignée de noix, concassées par les petites mains de Miss Prout
Recette à 2 mains, je ne peux sortir le sachet de farine et le fouet sans que Miss Prout ramène sa fraise, réclame son tablier et touille avec moi (en me poussant "C'est moi qui fais Maman!Pas toi!" Ah non, je suis pas trop d'accord! A 2, c'est ok, après négociations, on commence!
Mélanger farines, sucre, épices et levure. Faire un puits au milieu. Ajouter les oeufs, les bananes, un peu d'huile, et touiller doucement, en partant du milieu, comme pour une pâte à crèpe. Continuer à verser l'huile en filet et tourner en incorporant la farine, finir avec du lait, histoire de ne pas avoir un cake trop gras! Quand la pâte est assez souple, et a la texture que doit avoir une pâte à gâteau, c'est bon! Ajouter les noix et au four, environ 1 heure pour moi (en surveillant), à 200°C.
Délicieux, au bon goût de banane, avec des petits morceaux de noix qui croquent! Et très très moelleux, j'avais peur pour la texture à cause de l'ajout d'huile et de lait au pif, mais non, pas trop humide.
Et mon beau félin noir a profité d'une tentative d'attrapage de lumière photographique pour renifler la bête! Encore un peu, il mordait dedans! Aaah ces chats!
ps: Bien sûr, avec des pépites de chocolat aussi... Et Miss Prout n'a pas voulu goûter!! Un comble!
02 octobre 2007
L'autre pain d'épices.
Et celui-là il voyage aussi...
Après avoir lamentablement échoué dans mes débuts en tant que pain d'épiceuse (plutôt spécialiste de l'affaissement à l'époque...), je me suis admirablement rattrapée. Mon pain d'épices a même traversé les Pyrénées, faisant des émules (et des jaloux) jusqu'en pays valencien. Ne voulant point m'endormir sur mes lauriers (hé!hé!), je me suis souvenu d'une recette conseillée lors de mon premier ratage par Claire-Emma (tu te souviens pas, je suis sûre!). J'ai vraiment une mémoire éléphantesque quant il s'agit des recettes repérées sur les blogs. Un autre exemple, le coup du cake au citron de chez Fabienne. La recette du pain d'épices a été publiée il y a ... presque 2 ans!! Et depuis ce temps-là je l'avais dans un coin de ma tête. Il y a des perles dans nos archives. Allez voir chez Claire-Emma pour le mode opératoire. Je ne détaillerai pas. Mais, pourquoi l'autre pain d'épices?????
1. Parce que son goût n'est pas celui des pains d'épices "traditionnels", même s'il ne contient ni oeufs, ni beurre comme tout pain d'épices qui se doit (miel, mait et basta!!)
2. Parce qu'il contient de l'huile d'olive (ok, pas basta cette fois-ci). Et qu'il a donc ce goût particulier que l'huile d'olive donne au gâteaux, cakes et autres biscuits. On aime ou on aime pas. Z'aime.
3. Parce que je l'ai fait avec du miel de châtaignier, de chez mon fournisseur du marché (par contre j'ai beaucoup de mal à avaler le pollen à jeûn le matin, ça a un goût de chou, ça m'a donné envie de vomir, j'ai pas osé recommencer, j'en ai des tonnes, qui en veut??). Ce miel fort en goût, en tartine comme ça, bof, alors voici une belle façon d'écouler mon pot.
4. J'ai mis du lait de vache et suivi les proportions d'épices de Claire-Emma, sauf que je n'ai pas mis de poivre, mais ajouté un peu de coriandre en poudre, avec ce miel typé, pas la peine d'en faire trop. Pour la farine j'ai fait 2/3, 1/3 complète et blanche. Je suis restée "légère" en farine.
Résultat? Admirez la bête!Et les doigts de Miss Prout, mon assistante-photo!

Pas mal, non?? Coupée en 3 morceaux. Deux voyageront. L'autre sera englouti au goûter par Miss Prout, puis au p'tit déj' par moi-même. Le Chéri n'a pas aimé, par l'odeur écoeuré, c'est la faute au châtaignier!
24 septembre 2007
Pumpkin Pie à 4 mains.
Mère et fille!
Histoire d'en finir avec la courge, (tu parles, il m'en reste encore un bout!), Miss Prout et moi nous sommes lancées dans la préparation d'une tarte sucrée. Encore une recette d'Estérelle. Je ne vous la détaille pas, à ce rythme le bouquin va y passer et en plus, vous trouverez facilement des recettes en fouinant un peu...
Mère et fille revêtent leur tablier respectif. Le mien en provenance de Roma, rapportée par une de mes soeurs, une recette de pasta rédigée dessus(pas encore testée, mais compréhensible sans être bilingue italien). Celui de Miss Prout en provenance de Harrods, en toile ciré, hyper résistant, facile à nettoyer, inusable, d'un chic fou avec ses dessins anglais, qui dit mieux??

Le Martini en arrière-plan, c'est pas fait exprès!
Et c'est parti! Je mélange sucre( Rapadura) et épices (canelle, coriandre et cardamome) et Miss Prout, grimpée sur sa petite chaise, s'apprête à semer des coqilles d'oeufs partout... Elle tapote les oeufs tout doucement comme s'ils étaient durs!!

Ensuite, elle tente de mélanger le tout, c'est quand même un peu dur, elle accepte mon aide.

Je la charge d'ajouter la purée de courge, ce qu'elle fait, cuiller après cuiller!Puis le tour de la crème fraîche! Consciencieuse ma fille!

Puis, je lui suggère d'ajouter des noix, ce qu'elle juge être une bonne idée, va donc pour les noix!

Après avoir fait cuire à blanc ma pâte sablée, je la recouvre, là Miss Prout râle, elle voulait le faire... La prochaine fois, ok? Bon, ma tarte crue a une couleur maronnasse je vous dis pas. La cause au sucre et aux épices!!Des bouts de courge se baladent. Pas très appétissant...
Après cuisson, recouverte de sucre glace, ça va mieux. Mais c'est pas orange comme je voulais!! Comment fais-tu Estérelle?? On voit quand même les bouts orange mais faut les chercher...

Au goût, terrible! La courge (la mienne en tous cas) n'apporte pas de goût (rappelez-vous, elle était fade), mais les épices... Je les aime ces épices, avec une crème vanille... Miss Prout n'a même pas daigné goûter... J'insiste pas, il y en aura plus pour moi!
08 août 2007
My English Breakfeast!
Back from London... Tout a une fin.
Me voici donc rentrée chez moi. Mes parents arrivent en fin d'après-midi avec une de mes soeurs, qui, attirée par le soleil et la plage veut essayer de bronzer très vite et très bien (elle va finir rouge, je l'ai prévenue!). J'ai un (très) peu de temps libre avant leur arrivée, alors voici un petit aperçu de mon p'tit déj' anglais, c'est bien un blog de cuisine ici, non? Petite précision: mon père vit à Londres et lorsque une de mes soeurs, ma mère ou moi allons lui rendre visite là-bas, on est toujours traité comme des Princesses. Le matin, à peine levée et à moitié endormie, le café coule tout seul comme par magie, le p'tit déj' est préparé par les soins de mon père et apporté sur un plateau. Wouaaah! "Tu veux autre chose ma fille?? Non ça va aller, merci Papa!" Un Papa comme ça, ça se garde précieusement, foi de Lali.
Nous avons là du za'atar, du pain aux céréales grillé, de la confiture figue/sésame et du halloumi (un fromage qui a pas trop de goût et que j'adore). Je vous épargne la photo du mug de café.

Gros plan. Le za'atar vient de Syrie (Brigitte j'en ai ramené plein, tu en veux??), il a un goût un peu plus fort que le libanais (on va pas faire un débat sur les variantes, moi je le trouve plus fort), et de fait il contient en plus de la base (thym, sésame, sumac) de la coriandre, du fenouil, du cumin et d'autres trucs. La confiture de figue est assez sympa, très peu sucrée, pour moi c'est ok. Par contre j'en ai pas ramené.
Quand au halloumi, il est quand même meilleur fondu! Bien sûr tout cela se mange avec des tonnes de menthe, un peu de tomate et du concombre. Oui c'est juste le p'ti déj'. Non je ne suis pas énorme.

C'est l'estomac bien rempli, armée de mon programme à la noix...

... et de mes tongs coup de coeur de l'été (les dorées façon je suis trop une star et les orientales "Reine de Saba")...

... que je pars à la re-découverte de cette ville. Prochain(s) épisode(s) plus touristiques, je vous raconte comment j'ai joué les snobs chez Harrod's, aveuglé un écureuil, trouvé Peter Pan, photographié une raie manta et un requin (et même des méduses!!), foulé les 2 chevilles à vouloir me prendre pour une marathonienne pédestre. Pas forcèment dans l'ordre.
19 mars 2007
Poste gourmande #3 et pain d'epices
J'ai finalement reçu mes cartes en fin de semaine dernière! C'est Martine qui m'a envoyé 2 jolies cartes d'Alsace, dont une avec la recette de la choucroute! Bon. Cela attendra l'hiver prochain car ici le printemps a déjà commencé.
Par contre, il y a une chose qui n'a pas attendue, c'est le truc à gauche sur la photo. Martine a glissé dans l'enveloppe un sachet d'épices, pour faire les fameux "Lebkuchen" ou pain d'épices. Ce sachet contient un mélange de Zimt (cannelle), Orangenschalen (zestes d'orange), Zitronenschafen (zestes de citron), Koriander (coriandre), Sternanis (anis étoilé), Muskat (muscade), Muskatblüte (fleur de muscade?? Je ne savais pas que ça existait), Fenchel(fenouil), et Nelken (girofle). Mes cours d'allemand sont loins, mais je me débrouille encore (tu parles!)!! Tout ça pour dire que ce week-end j'ai pain d'épicer. Ma dernière expérience en terme de pain d'épices se résume à un affreux affaissement (merci de ne pas vous moquer). Cette fois-ci j'étais bien décidée à faire mieux. Et pour cela, rien ne vaut la rigueur d'une recette Mercottienne! En la suivant à la lettre, au gramme près (sauf pour le mélange d'épices, sauf pour les amandes effilées et les fruits confits...), je n'ai pas pris trop de risques. Et le résultat fut à la hauteur. J'ai divisé les quantités par 2, le reste est enfantin.
Pour un moule à cake:
- 250 gr de farines mélangées (j'ai mis 2/3 complète, 1/3 sarrazin)
- 250 gr de miel liquide
- 15 gr de cassonade
- 1/4 de litre de lait 1/2 écrémé
- 1 c.c. de bicarbonate de soude
- 1 c.s. de fleur d'oranger
- 1 pincée de sel
- 1 c.c et demie d'épices
Faire bouillir le lait. Pendant ce temps, mélanger farines, cassonade, bicarbonate, sel, épices. Quand le lait est bouillant, y faire fondre le miel hors du feu. Laisser tiédir un peu et incorporer au mélange sec, tout doucement. Ne pas oublier la fleur d'oranger! Verser dans le moule et enfourner à 150°C, four préchauffé. Oublier pendant 1h15. Apprécier l'odeur qui se répand dans la cuisine. Et aucun affaissement en vue... En voilà un beau pain d'épices!
Démouler le pain d'épices une fois froid. L'idéal est de l'emballer et d'attendre le lendemain pour le déguster, et il se conserve très bien. Il a un fort goût d'épices, ça me va. A ma fille aussi on dirait car Miss Prout a fait une razzia, il ne reste plus que la moitié...
Un p'tite part??
ps: et en bonus, de jolies couleurs pour bien commencer la semaine!
Je sais pourquoi j'ai quitté la région parisienne...
03 mars 2007
Crumpeeeeeeeeets! Ou comment faire un méga p'tit déj' ce week end...
Y'a pas de raison!
Il y a déjà quelques semaines, j'ai eu envie de ... crumpets! Pour information, les crumpets ne sont pas des crêpes. C'est bien plus épais. Ce ne sont pas non plus des pancakes. Ce serait trop simple! Ce ne sont pas non plus des blinis bien qu'ils s'en rapprochent beaucoup. Les crumpets sont constellés de petits trous qui se forment à la cuisson, peuvent dégustés salés ou sucrés et sont parfait pour un long brunch le dimanche matin. La recette vient d'un vieux magazine de cuisine, je ne sais plus lequel.
Pour environ 20 à 30 crumpets (ça dépendra de leur taille, j'en ai obtenu une trentaine):
- 350 gr de farine
- 1/2 cuiller à café de sucre en poudre et 1/2 de sel
- 1 sachet de levure sèche (j'ai mis de la levure de boulanger)
- 1/4 de litre de lait et 30cl d'eau
Mélanger farine, sucre, sel et levure dans un grand saladier. Creuser un puits et ajouter au fur et à mesure le lait et l'eau tiédis, comme pour faire des crêpes. Attention la pâte doit être assez épaisse, si besoin, ne mettez pas tout le liquide!! Couvrir avec un torchon et laisser reposer 1 heure. Pendant cette heure de repos, votre pâte doit buller! Si si! C'est bon signe! Au bout d'une heure, bien fouetter la pâte, l'opération cuisson peut commencer! Trois solutions s'offrent à vous:
1/ Vous avez une poêle à blini, quelle chance!! C'est le moment de la sortir.
Huiler légèrement la poêle, et chauffer un peu. Verser une louche (ou une louchette, ça dépend de la taille des empreintes) dans les trous. Petit à petit la surface des crumpets va sécher, des trous vont se former. Retourner et cuire environ une minute. Les crumpets doivent avoir environ 2 cm d'épaisseur. Les empreintes de la poêle ne sont pas aussi profondes...Évidemment...
2/ Vous avez des emporte-pièces ronds (mais pas en plastique), c'est plus fatigant, mais c'est le mieux!
Huiler la poêle, la chauffer, huiler légèrement les emporte-pièces. Les poser sur la poêle chaude et y verser 2 cm de pâte. Les crumpets vont sécher, de trouer et réduire à la cuisson, donc pas de soucis pour enlever les emporte-pièces avant de les retourner. Et là a moins on a la bonne épaisseur.
3/ Vous vous rendez compte que vos emporte-pièces sont nuls et que vous n'avez pas de poêle à blini (comme la pauvre nouille que je suis)!! Pas de panique, ça marche aussi!
Sorter votre bonne veille poêle à crêpes antiadhésive (quand même!), huiler légèrement, chauffer et ma foi, faire des petits tas de pâte. Laisser le temps au premier tas de s'étaler avant d'en ajouter un autre. La pâte va vite cuire puisqu'elle est assez fine... Donc pas de risque d'étalage sur la moitié de la poêle. Là on sait que nos crumpets sont trop fins, et que trous mis à part, on dirait des blinis...
Mais ils sont si beaux nos crumpets! Et on a passé une bonne heure à les cuire avec amour... Regardez leurs jolis trous...
Évidemment j'ai préparé tout ça la veille. Sinon on était pas prêt de bruncher! Au programme: bacon/cheddar, compotée de pommes, confiture de patates douces et ... pâte à tartiner au chocolat, le pot de l'année, qu'on avait acheté rien que pour ça!
Vous dire qu'on s'en est mis plein la panse serait un euphémisme, alors je ne dirais rien! Arrêt-image sur l'assiette de Miss Prout, qui n'était pas la dernière à manger (juste en comptant la combinaison bacon/cheddar, 3 crumpets y sont passés...)!
Et vous, vous bruncherez à quoi ce dimanche???
10 janvier 2007
J'aimeeee la galetteeee! Savez-vous comment???
Avec un bon feuilletage!!!
Le secret d'une bonne galette ne réside pas seulement dans sa garniture. Bien évidemment celle-ci est importante, en fonction des goûts et des envies on peut rester très classique (frangipane) ou varier un peu. Mais je pense que c'est le feuilletage qui fera toute la différence... Stéphane, en monarque digne de ce nom fait son feuilletage lui-même... Soit. La Princesse que je suis fait mieux. Je réponds donc au Roi que je suis plus maline, je vais pas me fatiguer à faire mon feuilletage alors que d'autres peuvent le faire pour moi! Et même l'étaler à ma place! Et même le faire super bien et encore mieux que ça! Faut bien des avantages à être une Princesse!
Le feuilletage sur lequel j'ai jeté mon dévolu vient d'une boulangerie dont je vous reparlerai peut-être un jour. Le pâtissier le dit "à l'américaine". Ah bon. Le feuilletage peut être américain... En dépit de cette apellation plus que douteuse, il est excellent, super croustillant, riche en beurre, et de si bonne qualité que si vous le grattez (parce que le four a crâmé le fond), vous arriverez à enlever juste la sous-couche crâmée (et ça je vous mets au défi de le faire sur un feuilletage industriel!). Une fois le feuilletage à l'américaine en poche, c'est mon humble Chéri qui se fit un immense plaisir de s'occuper de la phase étalage. C'est d'ailleurs un privilège dont il ne lasse pas...N'est-ce pas Chériiii?
J'ai oublier de prendre le pâton en photo. En même temps, un pâton c'est de la pâte repliée sur elle même. C'est tout. Et on déplie et on étale!
On régularise si besoin, on retourne, on tapote...
Notre pâte se travaile très facilement, il faut passer le rouleau vite et fermement, et laisser reposer 2 mn pour ne pas traumatiser la petite chose. Miss Prout participe activement!
Une fois la bonne taille obtenue, on plie en 2, on laisse encore reposer un peu. C'est fragile le feuilletage!
Enfin, on découpe en 2 parties puisqu'on va fermer notre galette. Et on la laisse 2 mn se remettre de ses émotiosn. Vous remarquerez que nous avons choisi une forme carrée, pour changer du rond. Miss Prout tapote toujours.
Elle essaiera même de piquer des bouts de pâte, risquant de la traumatiser à tout jamais!!
Enfin, on garnit la première abaisse. Pour la recette, j'ai (presque) suivie celle de Marie-Laure, aux pommes: une compotée à laquelle j'ai ajouté amandes et noisettes en poudre et de la cassonade. Et c'est tout. La fève, baptisée "Coin Coin" par Miss Prout est déjà cassée. Celle-ci se met à hurler dès qu'elle la voit perdue dans la garniture et ensevelie sous le feuilletage...
On referme en déposant la 2ème abaisse, on "chiquète" les bords. C'est à dire on les marque (sans couper la pâte!) avec un couteau pointu en rentrant la pâte du haut dans celle du bas (comme pour faire une clé) avec le doigt (pas forcèment le petit!). J'ai oublié de photographier, mais c'était assez réussi et ça fait des bords dentelés à la galette.
On dore le dessus au lait, on décore un peu avec un couteau pointu, on fait des trous pour laisser la vapeur s'en aller et on enfourne!
Comme vous l'aurez compris, notre four a crâmé le dessous de la galette... C'est bien la première fois qu'il crâme quelquechose, il commence à vieillir je crois. Avec un grattage en bonne et due forme (Oooh! T'as vu, la couche part toute seule!!), la dégustation a pu commencer.
Les pommes sont totalement fondantes, c'est un régal. Le feuilletage, bien que riche en beurre, n'est pas trop lourd, il a un côté aérien. Je l'ai essayé dans une tarte salée aussi et le résultat est épatant! Mon Chéri va apprendre à faire ce feuilletage magique (il a fortement intérêt comme je le lui ai fait remarquer), dès qu'il en connaîtra les secrets, je le mets au boulot. Et je vous dirais tout!!
19 décembre 2006
Biscotti, cantuccini, acte II... Cacao, pignons et pruneaux!
Du craquant, encore du craquant!
Et cette fois-ci c'est pour une recette d'Estérelle pour laquelle j'ai craqué, repérée dans "Show Chocolat"... La recette de base est faite avec des abricots secs et des pistaches, j'ai préféré l'association pruneaux/pignons. J'ai eu quelques soucis avec la pâte à cause d'une petite erreur d'impression... Le résultat était quand même bien là, l'odeur alléchante qui va avec aussi. Je vous explique tout ça!
Biscotti cacao, pignons, pruneaux:
- 60 gr de pruneaux secs( pesés sans le noyau) réhydratés (si besoin) et découpés en petits dés
- 1 orange non traité
- 50 gr de beurre mou
- 100 gr de sucre, 1 sachet de sucre vanillé
- 1 oeuf battu avec 2 cuillerées à soupe de lait
- 160 gr de farine et 50gr de polenta
- 1 pincée de sel
- 1/2 sachet de levure
- 3 cuillerées à soupe de cacao
- 1/2 cuillerée à café de cannelle (ou plus!)
- 50 gr de pignons
La recette est simplissime. Là où ça a un peu coincé, c'est l'histoire de l'orange. Dans la recette, on la zeste, on la presse et pfffiout! Elle disparaît!! J'en ai conclu qu'il fallait tout simplement l'ajouter aux autres ingrédients. C'était presque ça... Battre le beurre mou et les sucres en mousse, avec un fouet à la main c'est faisable si le beurre est bien mou. Ajouter l'oeuf battu et le lait et mélanger. Et moi j'ai aussi mis le jus d'orange. Il fallait bien le mettre quelque part!! Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs: farine, levure, polenta, cacao tamisé, cannelle, sel. Incorporer petit à petit au premier mélange, et là ça s'est corsé pour moi. Je me suis vite rendue compte que ma pâte était trop liquide. Beaucoup beaucoup trop. Il m'a fallu y ajouter plusieurs poignées de farine (environ dans les 100gr je pense) avant d'avoir une pâte suffisamment souple pour être formée en boudins (j'en ai fait 3). Bien entendu, j'ai aussi mis dedans pignons et pruneaux avant de façonner mes boudins. Ensuite au four, une trentaine de minutes à 180°C. Puis on découpe en biais et on remet à sécher un quart d'heure. L'odeur de cacao qui se répand dans l'appartement... Mmmmmh, ça réchauffe, ça requinque, ça doit jouer sur les sécrétions de neurotransmetteurs.
En fait, vous l'aurez compris, c'était le zeste de l'orange qu'il fallait mettre et pas le jus. Estérelle m'a confirmé. Et c'était logique en réfléchissant un peu... Pour l'arôme d'orange avec un jus, on repassera!! Mais vous savez, je suis qu'une pauvre nouille (mais qui sait faire les biscotti!) Le cacao parfume délicatement ces biscotti, les pruneaux apportent une petite acidité, les pignons c'est toujours magique et la polenta donne beaucoup de croquant. Et avec le café, wouah!J'essayerais bien dattes/noix maintenant.



























