30 novembre 2007
Comment liquider 1 kg de pistaches-#2!!!
Et c'est reparti pour un tour!
J'ai toujours beaucoup de pistaches à écouler. La quantité diminue très doucement, un petit grignotage par ci, Miss Prout en demande par là, une petite poignée grillée et jetée dans un riz aux épices...Mais pourquoi tant de hâte à écouler ces pistaches??? Tout simplement pour profiter de leur farîcheur et de leur goût. Dans 2 ou 3 mois, elles n'en auront déjà plus.
Cette semaine, j'ai voulu tester les très très fameux "Vanille Kipferl" de Christophe Felder (tiens, encore un Christophe! Je suis poursuivie), que je n'ai nul besoin de présenter puisque toute la blogosphère culinaire (ou presque) les a déjà réalisés. Une recette de saison, pour une fois, puisqu'il s'agit de petits gâteaux "de Noël". Allons-y, mais pistachons-les! Vanillés, pistachés mes Kipferl.
Pour une bonne trentaine de petits gâteaux:
- 35gr de sucre semoule mixé finement avec 1 gousse de vanille et tamisé
- 120gr de beurre mou
- 140gr de farine
- 60gr d'amandes en poudre remplacé par 100gr de pistaches moulues grossièremment
- 1/2 cuiller à café de vanille liquide
- Du sucre glace pour les passer dedans après cuisson
Hyper facile. Ma gousse de vanille vient de Tahiti, j'en ai presque une dizaine que j'ai tellement peur de gâcher que du coup, je m'en sers pas! Complètement débile comme raisonnement... Très parfumée, autant dire que ça embaumait après mixage avec le sucre! J'ai gardé les "chutes" après avoir tamisé et j'ai préparé un lait vanillé pour Miss Prout. Fin de la parenthèse vanillée. Reprenons notre sérieux. Mélangeons gaiement, à la main (Petit Papa Noël, je veux un robot Kitchenaid ROUGE, j'ai été trèèès sage, si!Si! Je n'ai pas eu de vilaines pensées, et je veux la machine à café italienne assortie dont-je-me-rappelle-plus-le-nom-mais-qui-prend-toutes-les-dosettes-et-moutures-et-fait-la-mousse-de-lait-pour-le-cappuccino-et-qui-coûte-600-euros et qui sera très belle dans ma cuisine, juste à côté du Kitchenaid.) beurre mou et sucre vanillé. Incorporer farine, vanille liquide et pistaches, ça colle, mais on obtient quand même une belle boule de pâte bien homogène. Diviser en 3, rouler en boudins et hop! On tranche d'un coup sec des petits "Vanille Pistache Kipferl". Au four, une quinzaine de minutes, à 180°C. Attention, extrêmement friables à la sortie du four, ça durcit un peu en refroidissant. Les rouler, tièdes, dans du sucre glace. Miss Prout m'a aidé, d'où l'irrégularité certaine du roulage dans le sucre glace!
Texture très fondante, ça fond dans la bouche, goût très vanillé pistaché, qui se renforce 2 jours après. Gâteaux hyper caloriques, avec un ratio de 120gr de beurre pour 200gr de "poudre" (farine +pistaches!)
La 2ème recette allie le parfum de la cardamome, à la douceur du chocolat au lait et au croquant de la pistache. Une recette de truffes, testée en vue de " ... " tirée du livre "Show Chocolat" (encore!) d'Estérelle (encore!). L'idée est de faire infuser la cardamome dans un mélange crème/beurre, puis de faire des truffes en versant sur le chocolat au lait. Ensuite, plus qu'à rouler les truffes dans des pistaches en poudre. Seulement voilà. J'ai voulu diviser les quantités par 2, j'étais à moitié endormie, et je crois que je n'ai QUE diviser la crème et le chocolat par 2, et que donc, trop de beurre= superbe ganache, mais sûrement pas texture de truffe qu'on peut rouler.
Mes truffes se sont transformées en mini-verrines de ganache chocolat au lait/cardamome.
Un pur régal, la cardamome est discrète mais bien présente, un beau mariage. Assez sucré (pour moi) quand même, malgré le non ajout de sucre. Une bouchée en "truffe" serait plus sympa à manger,2/3 cuillerées de la verrine m'ont suffi. A tester, la même chose, en truffes réussies avec du thé Earl Grey et du chocolat noir. Un mariage à tomber par terre, je le sais, j'ai déjà goûté des chocolats parfumés au thé Earl Grey, j'en ferais une overdose.
Et hop! Encore quelques pistaches d'écoulées!!
26 novembre 2007
Faux Pan Bagnat et sa sauce gribiche
Une recette pas du tout de saison!
Et je continue dans la série des faux! Quelle drôle d'idée de faire des sandwichs par un temps pareil... Mais j'ai vu de magnifiques pan bagnat dans une boulangerie dont il faut absolument que je vous parle un jour et ça m'a donné très envie. Pour la petite histoire, pan bagnat signifie en nissart (dialecte niçois) "pain mouillé", la mie étant trempée par les ingrédients, notamment l'huile d'olive. Ces derniers sont censés être les mêmes que ceux de la célèbre "salade niçoise", donc le débat est ouvert, que doit contenir un VRAI pan bagnat??? Le site officiel vous donnera la liste des ingrédients, ainsi que ceux qui sont tolérés... Moi, de toute façon, je fais un faux... avec une sauce gribiche!! Le comble... Cette sauce, sorte de mayonnaise à base de jaunes d'oeufs durs, est normalement servie pour accompagner... de la tête de veau! Là je suis trèès loin du compte...
Pour 2 faux pan bagnat:
- Une belle ciabatta (ou ciabatt' comme on dit ici, on dit aussi une pizz' et pas une pizza...) coupée en 2 dans la longueur, puis ouverte encore en 2
- 1 boîte de thon (surtout pas des anchois, beuuurk!)
- 2 oeufs durs (juste les blancs)
- Du mesclun (bio)
- Citron et huile d'olive
- Sel et poivre
Pour la sauce gribiche:
- 2 jaunes d'oeufs durs
- 1 belle c.s de moutarde
- De l'huile neutre (pas d'huile d'olive!)
- 1 c.s de vinaigre
- une dizaine de cornichons coupés en fines rondelles
- des herbes, j'ai mis juste du persil
- Sel, poivre
Préparer la sauce: piler les jaunes d'oeufs durs le plus finement possible. Incorporer la moutarde, bien mélanger avec une fourchette. Ajouter de l'huile en filet au fur et à mesure, et bien incorporer comme pour faire une mayonnaise. Une fois la bonne consistance obtenue, normalement ça fait une belle émulsion genre mayonnaise, verser le vinaigre, les cornichons, le persil, saler, poivrer et voilà!
Préparer les faux bagnat. Tartiner généreusement les 2 couches de pain de sauce gribiche. Alterner le thon émietté et arrosé de citron et d'huile d'olive, les oeufs durs, et un peu de mesclun. Servir avec du mesclun et hop!
Vue de dedans!
Aussi galère à manger qu'un vrai pan bagnat, celui-là dégouline un peu moins quand même. Je n'ai pas trop arrosé d'huile d'olive car la ciabatt' en contient déjà pas mal, ne pas hésiter à bien assaisonner, ça manquait un peu de goût. Un peu d'échalote dans la sauce gribiche corserait un peu tout ça!
21 novembre 2007
Mercredi, jour des petits!
Et comme hier c'était grève généralisée, ça fait 2 journées pour le prix d'une!
Et ces petits, faut bien les occuper... Hier matin, j'ai emmené Miss Prout voir son copain de classe. La Demoiselle a un petit copain, déjà!! Au grand désespoir de son père, et à mon grand amusement!! Elle me raconte comment il lui a tapé sur la tête, et que ce n'est plus son copain! 2 jours plus tard, ils font un concours de cris et se donnent la main à la sortie de l'école... Bref, nous sommes rentrées hier les bras chargés de livres pour enfants. Une bonne idée de cadeaux pour ceux qui ont des enfants à gâter autour d'eux (mais ne les gâter pas trop surtout, y'a plus de plaisir sinon!). Après tout, il paraît que c'est bientôt Noël, non?
Désolée pour les photos, mais le soleil a disparu depuis quelques jours, le sud est entré en dépression, rien ne va plus! Ouiiiiin!
Un point commun à tous ces petits livres. Leur illustratrice. Lynda Corazza et ses personnages simples et rigolos au grand nez, et un univers rempli de touches d'humour où les enfants entreront volontiers! Elle ne fait pas qu'illustrer puisqu'elle a réalisé toute seule les 2 petits livres "Petit Grand" et "0, Zéro", accessibles pour les tout petits. Vous trouverez là quelques uns de ses ouvrages.
Et les adultes dans tout ça?? Et bien, Lynda a aussi dessiné une BD (clic), éditée chez Delcourt, racontant sa...grossesse. Là je parle à toutes les femmes qui ont été/sont enceintes et qui ont sûrement des anecdotes plus ou moins racontables en mémoire... Rigolades garanties. La suite, avec Bébé, est à paraître bientôt. Je vous conseille une petite visite sur son site pour avoir un aperçu de son travail. Clic sur "livres", et sur les petites fenêtres d'images et vous avez les pages qui défilent.
Et dans le genre très second degré, Brigitte (mais non, une autre!) vous donne rendez-vous tous les mercredis sur son blog/vidéo... Et elle nous raconte sa vie de presque comédienne, passionnante, cela va de soi!! Brigitte, sache que tes mimiques m'impressionnent et font marrer Miss Prout! Mercredi, jour des petits que j'ai dit, Brigitte y compris!
Prochain post, une recette, c'est promis!
19 novembre 2007
Les Hauts de Cagnes, Bourg Médiéval
Attention, message assez long, avec plein de photos et rien qui se mange! Vous êtes prévenus!
La ville de Cagnes sur Mer est surtout connue pour son hippodrome situé tout près du bord de mer (dont la route et la promenade ont été complètement refaites. Les travaux ont duré des années, ruinant au passage quelques commerçants devenus inaccessibles pour des éventuels acheteurs venus se perdre dans ce bazar... Mais bon, c'est un sport régional ici!). Cependant, sur les hauteurs de Cagnes, visible depuis l'autoroute (direction Antibes) et du TER (si j'ai bon souvenir), un petit village dont le château et ses petit remparts. Je me suis longtemps interrogée sur ce petit village "là haut, sur la colline", qui me faisait penser à St Paul de Vence, mais pourtant ce n'est pas St Paul! C'est plus petit, c'est moins tourisique, c'est plus intime. Un lieu à aimer.
Ma première rencontre avec cette petite merveille remonte à ma grossesse, Gros Bidon en avant, par une journée bien chaude, le Chéri et moi étions parti à la visite du village, histoire d'assouvir ma curiosité. Nous étions revenus une 2ème fois, complètement sous le charme des lieux, nous jurant d'y acheter une maison le jour où on sera riche (à l'époque, pas si lointaine, rien en vue en dessous de 500 000 euros). Je crois que j'avais même poussé le vice jusqu'à monter l'énorme escalier du Château, Gros Bidon toujours en avant (je n'ai jamais autant marché qu'enceinte).
Depuis, arrivée de Miss Prout, diverses occupations. Les Hauts de Cagnes sont restés dans un petit coin de mon esprit. Et ce dimanche, l'envie soudaine d'y retourner. Avant les grands froids. Bah oui! C'est à une petite centaine de mètres d'altitude (91! Moins que Lucéram, je veux y retourner cette année.).
Le charme opère toujours... Vieilles pierres, grilles qu'on a envie de pousser pour monter/desendre l'escalier et voir où ça mène. Là,en dessous, je crois que c'est l'entrée d'une maison qui doit donner sur un des versants de la colline. Superbe mur, rond et doux.
Comme toujours dans les villages des régions chaudes, des chats, pour qui c'est le paradis. Peu de circulation (les chemins ne s'y prêtent pas), de belles pierres délicieusement chaudes au moindre rayon de soleil, des baquets de plantes grasses pour s'y lover, le top pour les chats. Celui-là garde jalousement sa maison, et est assorti au vieux mur derrière. Même s'il est tout abîmé, je le trouve très beau avec ses couleurs fanées (le mur, pas le chat!). Si j'osais, je descendrais l'escalier et pousserais la lourde grille, là derrière...
Les bougainvillées sont encore magnifiques ici! A mon grand étonnement, les fleurs de tout sorte sont particulièrement en forme, et font de belles taches de couleurs, embellissant encore ces vieux murs de pierre. J'ai même vu de belles grappes de raisins.
Et cette lumière, qui surgit de nulle part, au détour d'un ruelle, elle est magique cette lumière. Elle joue sur les couleurs et nous offre un dégradé incroyable.
On grimpe un escalier, et hop! On est illuminé, le contraste est peu visible sur cette photo, mais on passe vraiment d'un décor "sombre" à un puits de lumière...
Et au milieu de ces ruelles et chemins, le Château!
Là encore, je suis saisie par le contraste lumineux!L'ascension mène à l'éblouissment! De l'ombre on passe à la lumière! C'est fou, non?? Le ciel, menaçant, n'a fait que menacer. Et seulement d'un côté!
Oui c'est bien le même lieu, la même journée. Cette photo a même été prise sur la place du Château (à gauche sur la photo du dessus, on devine une voûte). Lumière magique, je t'ai attrapée...
Caractéristique de l'architecture du bourg, des mini-"tunnels". Toujours droit en avant, la lumière est au bout du tunnel, même mini!
Miss Prout est relativement vaillante, elle veut attaquer tous les escaliers! Mais elle ne reste jamais en arrière.
En contrebas, la ville de Cagnes, et le bétonnage absurde de la Côte.
Un dernier tour sur la place, au-dessus d'un des parkings. Elles sont belles nos collines. Témoins muettes des guerres successives qui ont déchirées la région. C'est si paisible aujourd'hui...
A voir pour plus d'infos sur les Hauts de Cagnes, le site de la ville (rubrique "présentation", puis "Hauts de Cagnes"). Quelques restaurants, cafés, des manifestations régulières. C'est un bourg vivant, ses pierres ne sont-elles pas habitées?
ps: Pendant que je mitraillais, le Chéri a regardé les agences immobilières. Rien à moins d'1 million d'euros. Miss Prout est née l'été 2004, quelques mois (semaines plutôt!) après notre première visite. La cadre ne justifie pas un tel prix (l'hiver doit être humide en plus!!). Sur les boîtes au lettres des particuliers, des noms anglo-saxons. Douce France...
15 novembre 2007
Comment liquider un kg de pistaches-#1!
Bien sûr, les picorer n'est pas une très bonne idée...
Après un fâcheux malentendu de commande au travail du Chéri (en l'occurence, j'avais noté sur le bon "pistaches non salées" pour leur faire une stupide blaguounette, pensant qu'ils auraient l'intelligence de relire le bon avant de l'envoyer), je me suis retrouvée avec 1 kg de pistaches sur les bras. Heureusement que je n'avais pas écrit quelque chose du genre "langue de boeuf" ou "poudre de rutabaga", j'aurais été bien embêtée!!On aurait pu les rendre ces jolies pistaches, mais non, après réflexion, j'assume mon acte. Je les garde! J'ai été agréablement surprise par leur qualité, ce qui ne me fait pas regretter mon choix.
Je me lance, enthousisate, dans la recherche de recettes sucrées et pistachées. Je me rends compte que les dites-recettes sont principalement à base de PATE DE PISTACHE et non de PISTACHES TOUT COURT. Evidemment. L'idée de refaire une stupide blaguounette en notant "pâte de pistache" sur le bon de commande me frôle l'esprit. Mais je crois que ça ne marchera pas une seconde fois... La pâte de pistache, je vais essayer de la faire moi-même, après tout, ce n'est jamais que du sucre, des pistaches, et peut-être un peu d'huile pour lier? A voir! 2 recettes vite fait en attendant!
La première (Salwa, je t'aime!), un dessert libanais délicieux : atayef achta (clic pour la recette). Il s'agit d'une sorte de blini, farci d'une crème parfumée à la fleur d'oranger, décoré de pistaches concassées, puis arrosé d'un sirop de sucre. Ce dessert est une sorte de mythe pour moi, ma mère ne sachant le préparer, nous le mangions de temps en temps, chez des amis syriens (et décorés avec des feuilles de roses confites, un régal jamais retrouvé pour l'instant), ou rapportés de chez les traiteurs libanais parisiens.
La préparation, en 3 temps (préparer les blini, la crème, puis assembler) peut sembler fastidieuse, mais c'est vraiment facile, c'est juste un peu long (d'ailleurs, les quantités étant grosses, la moitié a fini au congélateur, avant façonnage). L'achta est normalement obtenue en faisant bouillir extrêmement longtemps le lait, jusqu'à obtenir une crème. Souvent, pour obtenir une texture qui se tient, on ajoute de la mie de pain... Cette technique m'a toujours semblée douteuse (comprendre par là, délicate à réussir!), alors autant dire qu'en voyant la recette de Salwa, je n'ai pas hésité longtemps. Même le Chéri (et un autre gourmand présent aussi), réfractaire(s) à la fleur d'oranger, a (ont) avoué avoir aimé et s'est (se sont) resservi. Youpi, j'ai utilisé une poignée de pistaches environ...
La 2ème recette pistachée, c'est tout simplement du kheer, ou du riz au lait "à l'indienne", parfumé à la cardamome, avec une pincée de safran. Là encore, différentes recettes, certaines utilisant du lait concentré, d'autre de la crème... J'ai suivi celle de Marmiton, avec du lait, repérée depuis des siècles et jamais vraiment respectée... Je ne la détaille pas, c'est si simple un riz au lait. Normalement le riz utilisé est du basmati, là j'ai fait avec du riz rond, le basmati est plus fin en goût, mais j'en avais pas.
Un parfum que j'adore, la cardamome est magique, ce riz au lait est une merveille, un point c'est tout. Là encore, le Chéri a aimé, malgré son air suspicieux de départ. Et hop! Une 2ème poignée de pistaches écoulée!
A ce rythme-là, j'y suis encore l'année prochaine...
13 novembre 2007
Cake qui plaît même à mon félin tout noir!
Accessoirement, il est aux bananes et aux noix, ce cake!
Ce dimanche, je l'ai passé la tête dans la cuisine. Et vu l'état lamentable de 2 bananes rescapées (rescapées de quoi d'ailleurs??), j'ai décidé de les recycler illico presto dans un cake. J'avais bien sûr pensé à un banoffee pie, histoire de prendre ma revanche sur l'écroulé précédent, (j'ai même le lait concentré qui attend gentiment, essentiel au dulche de leche) mais vu que je fais que manger en ce moment, et que je n'ai pas envie de transformer ma taille de guêpe en taille de bourdon, je me suis abstenue... La prochaine fois... C'est donc finalement dans un banal cake que ces bananes ont fini... Recette de Pascale, légèrement modifiée en cours de route. Dure loi de ma cuisine...
Pour un gros cake, bien gonflé, bien craqué:
- 200g de farine (150 blanche et 50 complète, je me cléassise, que voulez-vous!)
- 1 sachet de levure
- 2 bananes écrasées
- 2 oeufs
- de l'huile neutre, quantité au pif (oui, je sais, c'est pas précis)
- un peu de lait, quantité au pif (c'était pour ne pas mettre que de l'huile!)
- 100 gr de sucre (50g de sucre brun, 50g de rappadura)
- 1 bonne c.c d'épices à spéculoos
- Une poignée de noix, concassées par les petites mains de Miss Prout
Recette à 2 mains, je ne peux sortir le sachet de farine et le fouet sans que Miss Prout ramène sa fraise, réclame son tablier et touille avec moi (en me poussant "C'est moi qui fais Maman!Pas toi!" Ah non, je suis pas trop d'accord! A 2, c'est ok, après négociations, on commence!
Mélanger farines, sucre, épices et levure. Faire un puits au milieu. Ajouter les oeufs, les bananes, un peu d'huile, et touiller doucement, en partant du milieu, comme pour une pâte à crèpe. Continuer à verser l'huile en filet et tourner en incorporant la farine, finir avec du lait, histoire de ne pas avoir un cake trop gras! Quand la pâte est assez souple, et a la texture que doit avoir une pâte à gâteau, c'est bon! Ajouter les noix et au four, environ 1 heure pour moi (en surveillant), à 200°C.
Délicieux, au bon goût de banane, avec des petits morceaux de noix qui croquent! Et très très moelleux, j'avais peur pour la texture à cause de l'ajout d'huile et de lait au pif, mais non, pas trop humide.
Et mon beau félin noir a profité d'une tentative d'attrapage de lumière photographique pour renifler la bête! Encore un peu, il mordait dedans! Aaah ces chats!
ps: Bien sûr, avec des pépites de chocolat aussi... Et Miss Prout n'a pas voulu goûter!! Un comble!
08 novembre 2007
Repas libano-indien chez ma mère...Et kebbé nayé. A Paris, je mange aussi!!
Et oui, je n'allais pas arrêter de manger! J'ai même pas mal bu, sans être malade une seule fois, ce qui vaut la peine d'être signalé. J'assume honteusement... Papa n'aura plus honte de moi par contre, foi de Lali, on n'est jamais malade d'avoir trop bu dans la famille! Snif!
Revenons plutôt à ce repas. Une soirée libano-indienne, avec un couple d'amis français, un autre libanais, les enfants/bébé respectifs, mes 2 soeurs, une cousine, ma mère, Miss Prout et moi. Je vous épargne les entrées/apéro, j'ai fait des roulés au za'atar (pauvres lecteurs, ils doivent vous ressortir par les yeux, je n'ose mettre le lien, une pensée pour les allergiques au za'atar au passage). Ma mère a eu une bonne idée de roulés, avec farce à la ricotta séche émiettée (bah oui, la ricotta c'est pas que frais et mou!), sur une fine couche de caviar de tomates et de noix finement écrasées. Délicieux. Pas de photos, ça partait trop vite. Mais mes (hé!hé!) roulés sont définitivement super beaux!
Un aperçu de la table, version libanaise. Les sacro-saintes crudités, présentes quoiqu'il arrive, du hoummous, du m'tabal, et l'espèce de pâté (qui n'en est pas un) n'est autre que le kebbé nayé, soit kebbé cru.
Le kebbé, j'en ai déjà parlé, en 2 fois, là (pour la farce), là (pour la "carapace") et là (pour la totale). Il y a aussi la version en "ballons de rugby", rass kebbé (que j'adore), la version boulette cuite dans du yaourt (alors là c'est le top!Froid c'est super super bon)...Le kebbé nayé c'est la version "tartare", et ce jour-là ma mère l'avait bien réussi. En gros, la recette est la même que pour celle de la carapace mais avec plus de bourghoul (blé concassé) si je ne dis pas de bêtise. Je vous renvoie à la recette de Salwa!
Moi qui ne peux pas avaler de viande saignante, et évite si je peux de couper de la viande crue (surtout rouge, c'est trop beurk), j'aime le kebbé. Ces dernières années, j'en avais plus du tout envie, je n'en mangeais plus, ça ne me disait rien... Ce soir-là, avec mon verre de arak, c'était obligé et c'était très bon. Vue dans l'assiette, servez-vous!
Bien évidemment, après s'être gavées de kebbé, certaines personnes (dont je tairais le nom) n'avaient plus faim... Comme d'habitude, ma mère et moi avons prévu trop gros... Des tonnes de poulet tikka (clic pour la recette déjà donnée et que tout le monde connait par coeur), un curry de pommes de terre préparées avec les épices du bord, et de la raita toute simple mais bien fraîche avec des tonnes de menthe. Heureusement je m'étais arrêtée là!
Les photos sont un peu floues, enchaînements de verres de arak oblige. Le curry de pommes de terre réalisé avec des graines de cumin, de coriandre, du curcuma et des feuilles de curry était pas mal. De toute façon, ce sont bien les feuilles de curry qui font la différence. Le principe est toujours le même (j'ai l'impression de radoter un peu), cuire les pommes de terre à l'eau mais qu'elles restent un peu fermes (je les ai trop cuites). Eplucher et couper en cubes. Faire revenir les épices, feuilles de curry en dernier, tout mélanger délicatement histoire de ne pas faire de la purée. Et voilà!
J'ai quand même mangé de tout! Mais noooon, je suis pas énorme!!
05 novembre 2007
Paris, je t'aime, I love you, te quieroooo!
Surtout quand il fait si beau!
C'était mercredi dernier, un superbe soleil et un ciel bleu. Si!Si!

Arrivée en avance à Alma-Marceau, (en fait c'est Talina, ma soeur, qui est en retard, en reine des plans foireux qu'elle est, mais bon, j'ai l'habitude...), j'en profite pour faire un tour sur les quais.

Avenue de New York, New York Newww Yooork!!

Les feuilles sont dorées, bougent tout doucement. La lumière est bien belle en cette journée de presque novembre. J'ai même chaud avec mon col roulé et mon cuir (pas bio...pas bien!!!)

Un tapis de feuilles mortes sous mes pas. Il chante et fait "krrrchhhh krrrchhhh krrrchhhhh!" sous mes petits pieds, j'adore!En 2 secondes, j'ai à nouveau 8 ans. Je me balade dans les bois, sous les arbres. La Petite Fille est bien là, elle y est toujours d'ailleurs, à croire que je n'ai pas trop grandi...

Je dormirais bien tout là haut, sur le toit du palais de Tokyo, dans cette sorte de wagon chambre d'hôtel... J'oserais même m'approcher du bord, juste pour avoir l'impression de pouvoir tomber dans le vide et avoir un peu peur alors que non, je sais que je suis en sécurité.

Vous ne rêvez pas, c'est bien Paris cette lumière dans l'eau. Elle m'offre un bien beau moment, en tête à tête, juste nous deux. Et j'en profite, ces moments sont éphémères.

Et c'est bien comme ça que je l'aime cette ville. A pied, en odeurs et en bruits (à petite dose quand même!), de préférence au soleil. Je la regarde émerveillée, les yeux grands ouverts pour mieux la boire (et oui, on peut boire des yeux, vous ne saviez pas?) et la ressentir. Elle est vivante, moi aussi et je l'aiiiime!
































